Bilan du programme antidopage 2008-2009 mené par le CCES

 

(Ottawa, Ontario – le 28 mai 2009) – Au cours de l’exercice s’échelonnant du 1er avril 2008 au 31 mars 2009, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a effectué un total de 3 951 contrôles de dopage et a mis au jour 16 violations aux règlements antidopage. Durant cette période, plusieurs étapes importantes ont été franchies, notamment la refonte des règlements antidopage et la détermination de trois violations aux règlements antidopage par suite d’une enquête. 

Soixante-treize pour cent des tests de dépistage ou 2 878 contrôles ont été réalisés dans le cadre du Programme canadien antidopage (PCA), lequel est financé par Sport Canada et administré par le CCES au nom des athlètes canadiens. Le CCES a procédé à une révision majeure du programme, dont la nouvelle version harmonisée au nouveau Code mondial antidopage 2009 est entrée en vigueur le 1er janvier 2009. Au terme de l’exercice, 63 organismes de sport financés et reconnus par le gouvernement fédéral avaient officiellement adopté le nouveau PCA comme mesure concrète de leur engagement à l’égard d’un sport sans dopage. 

« En regard des années antérieures, le CCES a recueilli, en 2008-2009, un nombre record d’échantillons, a déclaré le président et directeur général du CCES, Paul Melia. Désormais, nous axerons moins notre programme national de contrôles sur les contrôles au hasard, mais davantage sur les contrôles intelligents, tout en continuant à assurer des services de contrôle de dopage à l’acte aux organismes de sport internationaux. Ces activités de contrôle jumelées à notre travail d’enquête et d’éducation constitueront un ensemble de mesures de dissuasion et de dépistage d’une efficacité supérieure dans nos efforts pour éradiquer le dopage dans le sport. » 

Au cours de l’exercice, 16 violations aux règlements antidopage ont été rapportées. De ce nombre, dix se sont avérées une première violation pour usage de cannabis et ont entraîné chacune un avertissement et une réprimande sans période de suspension. Le CCES a cependant prévenu la communauté sportive canadienne qu’en vertu des nouveaux règlements du PCA, les violations pour usage de cannabis pourraient exposer les contrevenants à une suspension, et toute violation subséquente au cours des huit années suivantes risque d’avoir de très graves conséquences. 

Le CCES a rapporté ses premières violations à la fois pour admission de l’usage d’une substance interdite et son administration. Trois individus se sont vu imposer une sanction, y compris une suspension à vie pour deux membres du personnel d’encadrement d’une athlète, pour la planification à long terme de l’usage d’EPO en vue de rehausser la performance d’une cycliste. 

Les autres 1 073 contrôles ont été un service rémunéré à l’acte rendu aux organismes nationaux de sport, aux fédérations sportives internationales, aux organismes nationaux antidopage et à deux agences internationales antidopage, soit l’Agence mondiale antidopage (AMA) et l’Association internationale des organisations nationales antidopage (ANADO), lesquelles font effectuer des contrôles de dopage en sous-traitance à l’échelle internationale. 

Au cours du dernier trimestre de l’exercice, le CCES a prélevé 96 échantillons de sang (en plus des échantillons d’urine) au nom de clients, dans le cadre de 13 manifestations sportives où le CCES effectuait des contrôles. Ce dernier prévoit relancer le prélèvement des échantillons sanguins dans le cadre de son programme national au début du prochain exercice. 

Le nombre de contrôles réalisés dans le hockey a constitué un fait marquant du dernier trimestre 2008-2009. Au cours de la première année de l’entente conjointe entre le CCES et la Ligue canadienne de hockey, le CCES a prélevé 129 échantillons dans toutes les ligues : la Western Hockey League, la Ligue de hockey de l’Ontario, la Ligue de hockey junior majeur du Québec et la Ligue de hockey midget AAA du Québec. De plus, 124 contrôles ont été réalisés pour le compte de l’International Ice Hockey Federation (IIHF) au cours du Championnat mondial junior de l’IIHF 2009, qui s’est tenu à Ottawa. 

Le CCES assure des services aux athlètes dans plusieurs domaines, dans le cadre de son programme antidopage élargi, y compris l’administration du programme de localisation des athlètes et des demandes d’Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (AUT). L’AMA a participé à un groupe de discussion axé sur les athlètes convoqués en janvier par le CCES, dans le but de recueillir les rétroactions de ceux-ci en vue d’apporter des améliorations à ADAMS, un système de rapport de localisation en ligne administré par l’AMA, au moment de la refonte prochaine du site Web du CCES. 

Une révision approfondie du Standard international pour l’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (SIAUT) a été mise sur pied en 2009. Désormais, l’usage de certains médicaments utilisés pour le traitement de l’asthme (béta-2 agonistes) sera assujetti à des demandes d’autorisation très détaillées auxquelles devra être joint, entre autres, un dossier médical documenté à l’appui de la demande, tandis que l’usage d’autres types de médicaments (glucorticoïdes administrés par des voies précises) devra faire l’objet d’une Déclaration d’usage. Le CCES a travaillé de concert avec d’autres organisations nationales antidopage à l’élaboration et à la validation des nouveaux processus et a communiqué ces révisions à la communauté sportive canadienne afin de protéger les droits des athlètes canadiens à l’échelle mondiale. Au cours du dernier trimestre de 2008-2009, les demandes d’AUT avaient augmenté de 44 % en regard de la même période en 2007-2008, et 79 % de ces demandes d’AUT ont porté sur des médicaments pour soigner l’asthme. 

La communauté sportive dépend également du CCES pour ses besoins d’information sur les substances et pour vérifier si certains médicaments sont interdits dans le sport et si ceux-ci font partie de la Liste des interdictions de l’AMA. Le 1er janvier 2009, la populaire Banque d’information sur les substances (BIS mondiale), un service d’information en ligne, a été suspendue. Depuis ce temps, les demandes d’information par téléphone et courrier électronique ont grimpé de 61 %. Un service similaire, DRO mondial, est en cours de développement et sera à la disposition des athlètes et de leur personnel d’encadrement en juin 2009. 

Le fondement du programme antidopage global du CCES consiste à informer et à éduquer les athlètes sur leurs droits et responsabilités en matière d’antidopage. Le CCES soutient les athlètes en leur offrant un programme de formation en ligne qui permet à leur organisme de sport d’effectuer un suivi des progrès de leurs athlètes dans cet apprentissage. Plusieurs organismes, y compris Sport interuniversitaire canadien et Football Canada, ont rendu cette formation obligatoire à leurs membres. Le cours a été révisé pour tenir compte des nouveaux règlements antidopage et sera mis à la disposition des organismes intéressés de façon échelonnée entre mai et juin 2009. 

Le CCES est un organisme indépendant, national et sans but lucratif. Notre mission, soit la promotion de l’éthique dans le sport au Canada, se réalise grâce à la recherche, la promotion, l’éducation, la détection et la dissuasion, ainsi que par divers programmes et partenariats avec d’autres organismes. 

 

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Pour en savoir davantage, communiquez avec :
Justin MacNeill, Coordonnateur des communications
613-521-3340 poste 3314
jmacneill@cces.ca

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