(Ottawa, Ontario – le 16 novembre 2011) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport vient d’annoncer que Mazen (Mazin) Awada, un demi défensif des Sooners d’Ottawa, vient de se voir imposer deux années de suspension pour usage de testostérone et de clomiphène, deux substances interdites figurant sur la Liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA).
Suite à un contrôle hors compétition réalisé le 15 septembre, l’échantillon d’urine de Mazen Awada a révélé un résultat d’analyse anormal en raison de la présence de testostérone et de clomiphène. Monsieur Awada a renoncé à son droit à une audition, a reconnu avoir enfreint les règles antidopage et s’est vu imposer comme sanction une suspension de deux ans prenant effet le 15 septembre 2011 et qui prendra fin le 15 septembre 2013.
Depuis le 31 mars 2010, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport a réalisé plus de 600 contrôles de dopage auprès de joueurs de football du Sport interuniversitaire canadien (SIC), des CÉGEP et des ligues junior de football. À l’exclusion des violations aux règles antidopage pour usage de cannabis, ces contrôles ont permis de mettre au jour 18 violations aux règles antidopage à l’encontre de joueurs de football pour diverses infractions telles que : admission de l’usage de substances interdites visant à rehausser la performance; refus de se soumettre à un contrôle; trafic de substances; et présence d’une substance interdite dans l’échantillon d’un athlète. Au nombre des substances dépistés soulignons les suivantes : tamoxifène, testostérone, stanozonol, winstrol, méthyl-1-testostérone, clomiphène, 19-norandrostérone, méthandiénone, pseudoephedrine et le premier cas d’usage démontré d’hormone de croissance humaine (hGH) en Amérique du Nord.
« Que des joueurs de football continuent à faire usage de stéroïdes et d’autres substances dangereuses est déconcertant, a déclaré Paul Melia, président-directeur général du Centre canadien pour l’éthique du sport. Ces jeunes gens ont choisi de prendre un raccourci qui sera lourd de conséquences pour le restant de leur vie, non seulement parce que cela mettra fin à leur carrière dans le sport, mais aussi en raison des risques qu’il pourra en découler pour leur santé. Ces joueurs font du tort à la vaste majorité des joueurs de football qui eux, ne se dopent pas. »
« La mise en œuvre des recommandations du Groupe de travail sur l’utilisation de substances destinées à augmenter le rendement au football est d’autant plus urgente parce qu’il en va de la santé et du bien-être de nos enfants et de nos jeunes et qu’il nous faut protéger les droits des athlètes « propres » de participer à leur sport dans un climat propre, honnête et équitable. »
Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport est un organisme national indépendant et à but non lucratif. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Nous avons pris l’engagement de travailler en collaboration à activer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; à protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; et à défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous.
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