Un joueur de football du SIC écope d’une suspension de deux ans pour usage de stéroïdes

(Ottawa, Ontario – 26 octobre 2011) – Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport vient d’annoncer qu’Olivier Renière, un porteur de ballon au sein de l’équipe des Carabins de l’Université de Montréal, vient de se voir imposer une suspension de deux ans pour usage de 19-norandrostérone, une substance interdite qui figure sur la Liste des interdictions 2011 de l’Agence mondiale antidopage.  

Le 23 août, à l’issue d’un contrôle hors compétition, l’échantillon d’urine d’Olivier Renière a révélé un résultat d’analyse anormal révélant la présence de 19-norandrostérone. Olivier Renière a renoncé à son droit à une audition et a reconnu avoir enfreint les règles antidopage et s’est vu interdire toute participation au sport pendant deux ans, suspension qui a pris effet le 23 août 2011 et prendra fin le 23 août 2013.

Depuis le 31 mars 2010, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport a réalisé plus de 600 contrôles de dopage auprès de joueurs de football du SIC. Ces contrôles ont permis de mettre au jour 16 violations aux règles antidopage et se sont traduits par des sanctions allant de un an à quatre ans de suspension pour diverses infractions telles que : admission d’usage des substances interdites; refus de se soumettre à un contrôle; trafic de substances interdits et présence d’une substance interdite dans l’échantillon d’un athlète. Au nombre des substances dépistés soulignons les suivantes : tamoxifène, testostérone, stanozonol, winstrol, méthyl-1-testostérone, clomiphène, 19-norandrostérone, méthandiénone et le premier cas d’usage démontré d’hormone de croissance humaine (hGH) en Amérique du Nord. 

« Nous demeurons inquiets devant le nombre élevé de contrôles positifs mettant en cause des joueurs de football, a déclaré Paul Melia, président-directeur général du Centre canadien pour l’éthique dans le sport. Le Groupe de travail sur l’utilisation de substances destinées à augmenter le rendement au football a conclu que le dopage pose un grave risque pour la santé de nos enfants et de nos jeunes – et ô combien nous abondons dans le même sens. »

« Ce problème ne va pas disparaître de lui-même – nous nous employons avec toutes les parties prenantes à la mise en œuvre des recommandations du Groupe de travail. »

Par le passé, sur les 2800 contrôles de dopage alloués au programme de contrôle national canadien, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport en consacrait de 150 à 250 aux étudiants-athlètes. L’intensification des contrôles depuis un an a été rendue possible grâce à des fonds supplémentaires de  Sport Canada et à la Ligue canadienne de football qui a aidé à financer 80 contrôles auprès de joueurs pressentis comme éventuelles recrues.

« Il s’agit d’un premier cas positif, tous sports confondus, à l’Université de Montréal depuis la relance de notre programme de sport d’excellence en 1995, mentionne la directrice des programmes sportifs de l’Université de Montréal, Manon Simard. Nous sommes conscients de la problématique dans le milieu du football et nous avons appuyé, dès le début, le renforcement des mesures mises de l’avant en août 2010 conjointement par le CCES, le SIC et la Ligue canadienne de football (LCF).

« Nous avons une politique de tolérance zéro en matière de dopage et la santé de nos athlètes demeure prioritaire pour nous, ajoute Mme Simard. En plus des rencontres d’équipe et de la formation du CCES obligatoire pour chaque étudiant-athlète, nous avons pris les devants ces dernières années en implantant de nouvelles mesures pour sensibiliser et éduquer nos joueurs de football. Nous sommes en constante recherche pour améliorer nos façons de faire. »

 « Nous sommes reconnaissants que le Centre canadien pour l’éthique dans le sport ait augmenté le nombre de contrôles auprès des athlètes universitaires, a souligné Marg McGregor, directrice générale du SIC.  Bien que nous soyons très déçus de l’annonce d’aujourd’hui, nous sommes prudemment encouragés par le fait que durant la période hors compétition très à risque depuis la Coupe Vanier de novembre 2010, et le début des périodes d’entraînement pour la saison de football 2011 de SIC, 408 contrôles ont été effectués auprès de joueurs de football universitaires, et avec 82 contrôles supplémentaires effectués depuis le début de la saison actuelle, moins de 1 % des tests se sont révélés positifs, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale.

 Nous sommes également encouragés par le fait qu’aucun des contrôles réalisés auprès de tous les joueurs des équipes de football de l’Université de Calgary et de l’Université Wilfrid Laurier ne se soit révélé positif durant cette période et il en va  de même pour tous les joueurs du SIC pressentis par la LCF qui ont subi des contrôles dans le cadre du programme d’éducation et de prévention du dopage de la LCF. Nous demeurons vigilants dans nos efforts pour promouvoir l’esprit sportif et le sport sans dopage, mais sur ce plan, il semble que le renouvellement de nos efforts et notre collaboration avec le Centre canadien pour l’éthique dans le sport et la LCF portent fruits. »

Le Centre canadien  pour l’éthique dans le sport est un organisme national indépendant et à but non lucratif. Nous reconnaissons que le sport sain peut faire une grande différence pour les individus, les collectivités et notre pays. Nous avons pris l’engagement de travailler en collaboration à activer un système sportif basé sur des valeurs et animé par des principes; à protéger l’intégrité du sport des forces négatives du dopage et d’autres menaces non éthiques; et à défendre le sport juste, sécuritaire et ouvert à tous. 

 

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Pour en savoir davantage, communiquez avec :
Justin MacNeill, Coordonnateur des communications
613-521-3340 poste 3314
jmacneill@cces.ca

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